jeannie malige

  • en toute amitié, jeannie malige

    C'est dans le train, entre Chantilly et Paris, que je remarquai, assise et me faisant face, une jeune femme rousse qui tricotait; elle ne regardait pas son ouvrage, ses aiguilles cliquetaient vélocement. Je rencontrai le regard azur de l'inconnue, qui ressemblait à Isabelle Huppert. Je m'enhardis jusqu'à lui dire que le point de son tricot paraissait bien compliqué (pour la béotienne que j'étais et que je demeure). "Pas du tout", répondit-elle, et nous n'échangeâmes plus un mot.
     

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    Il semblait inimaginable que Jeannette deviendrait, en 1984, ma meilleure, ma seule amie, que nous partagerions ensuite la passion des jardins, les soirées en compagnie de nos maris, la connaissance de nos enfants, les vacances, toutes les joies de l'amitié, en dépit d'une différence d'âge qui lui permettait d'être ma fille.

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    J'éprouve toujours pour Jeannette, bien éloignée de Marseille où je vis à présent, la même admiration, celle qu'une personne peu douée manuellement ressent à l'égard de celle, capable de créer, sans effort apparent, celle indéfectiblement témoin discret et si présente des jours de deuil cruel, celle dont la curiosité intellectuelle est si pénétrante, celle que je retrouve heureusement de temps à autre sous le ciel de Provence, mon amie Jeannette.
     
    jeannie malige

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    rassurez vous, je ne me suis jamais prise pour Isabelle Huppert ....

    quand une amie vous écrit un tel compliment, que dire, surtout que je ne pratique pas les "mots" comme la littéraire qu'elle est. j'ai le coeur gros et je dis simplement merci pour tout.

    le reste , ce sera de vive voix tres prochainement.

    une amie , c'est ce que je vous souhaite à tous.

     

    bonne journée